Publié par : iferhounene | 27 avril 2012

Iferhounene : appel à voter FFS

Le meeting du FFS à Iferhounene.Image

   Dans un meeting populaire, organisé par les sections locales de la daïra d’Iferhounene, les candidats à la députation (Nabila Adjlout, Ali Sadok et Moussa Tamadartaza) se sont exprimés sur les enjeux électoraux du prochain scrutin. Prenant la parole la première, Nabila Adjlout exprime sa fierté d’appartenir, en tant que femme, à la famille politique du FFS. Bien que son intervention soit riche et argumentée, elle considère objectivement que la participation du FFS aux élections législatives est avant tout une participation tactique.

 D’une façon générale, la quatrième sur la liste du FFS de Tizi Ouzou explique que l’urgence, en ce moment, est d’ « éviter qu’une explosion sociale n’explose dans un pays riche ». Ainsi, loin de développer un discours stérile, selon la candidate du FFS, le parti œuvre pour que les jeunes puissent croire à un avenir meilleur.

 Quant à Ali Sadok, le combat du FFS consiste à renverser des équilibres favorisés par le statu quo. En effet, bien que le parti privilégie un changement pacifique, il n’en reste pas moins que la mission du FFS est de faire barrage à la dictature.

Cependant, Ali Sadok rappelle, avec précision, les consultations auxquelles le FFS avait pris part. « À chaque fois que le pays a traversé une crise menaçant la cohésion nationale, le FFS a participé afin que l’Algérie ne s’effondre pas », dit-il. En effet, après s’être sorti de la clandestinité, le FFS a participé, pour la première fois, au scrutin législatif de décembre 1991. Bien qu’il ait préconisé un mode de scrutin à la proportionnelle, le régime a opté pour un autre mode. Néanmoins, quand le régime a décidé d’arrêter les élections sous prétexte que la démocratie a été menacée [ne fut-elle pas menacée d’abord par les gens qui voulaient la sauver ?], le FFS s’y est tout bonnement opposé.

Quoi qu’il en soit, bien que le FFS ne soit pas responsable de la crise, il fut le premier à proposer un contrat national en vue de réaliser la paix en Algérie. Ses propositions sont contenues dans le contrat de Sant Egidio que le régime a rejeté dans le fond et dans la forme. Rien n’empêche, ce même régime est allé chercher, deux ans plus tard, des « terroristes » avec qui négocier, au lieu de se mettre autour d’une table avec les partenaires politiques. Toutefois, à deux reprises, en 1997 et 1999, le régime a fait miroiter la promesse de la tenue des élections libres. À chaque fois, le régime n’a pas tenu sa promesse.

 Cependant, clôturant les interventions, le docteur Moussa Tamadartaza brosse un tableau général de la situation du pays. Il revient point par point sur les raisons qui ont amené le FFS à participer aux élections législatives de mai prochain. Pour rassurer l’assistance, Tamadartaza explique que le FFS a les moyens de sa politique. « Le FFS est un grand parti dirigé par un grand monsieur, Hocine Ait Ahmed », dit-il.

 D’emblée, le septième sur la liste du FFS annonce que l’objectif primordial du FFS est « la conscientisation de la société ». Ce travail fut et est une constante chez le FFS. D’ailleurs, existe-t-il un moment douloureux dans l’histoire du pays où le FFS n’était pas présent, s’interroge-t-il. Bien évidemment, la réponse est non, affirme-t-il.

 De toute évidence, la victoire du FFS est de parvenir à enclencher un large débat sur l’avenir de l’Algérie. Malheureusement, ce débat a toujours été refusé par le pouvoir. Il rappelle alors les initiatives entreprises par le FFS depuis l’arrêt du processus électoral en 1992. « En 1992, le FFS a demandé qu’on dialogue avec les politiques du FIS. Le régime a refusé. Résultat des courses : 200000 Algériens sont morts dans cette tragédie nationale », corrobore-t-il la stratégie de dialogue du FFS.

 Cela dit, bien que le FFS n’ait, aujourd’hui, aucun sentiment de culpabilité, il n’en reste pas moins que le parti a œuvré pour que la politique soit exercée autrement que par la violence. Cependant, vingt ans après l’arrêt du processus démocratique, les Algériens ont perdu toute confiance. Et le rôle du FFS est justement tirer la sonnette d’alarme. Car la conséquence du discrédit de la chose politique a conduit à « la démobilisation de la conscience citoyenne ». Au jour d’aujourd’hui, des Algériens ne se reconnaissent plus dans les fondements de la nation, déplore-t-il.

 Tout compte fait, il parait aller de soi que l’absence de la démocratie en Algérie est un fait indéniable. On ne noircit pas le tableau en disant cela. Toutefois, notre devoir est de dire la vérité et ce, bien qu’elle soit amère, ajoute-t-il. En tout cas, les différents verrouillages ont incité le FFS à boycotter, depuis 10 ans, toutes les échéances nationales. Évidemment, le parti s’est toujours exprimé sur les raisons politiques de son choix.

 Cette fois-ci, le FFS défend avec abnégation le choix politique de sa participation. À travers celle-ci, le parti va tenter de discréditer le système qui recourt sans vergogne à la violence. Pour ce faire, « on va mener une campagne offensive », dit-il.

 Cependant, revenant sur les on-dit selon lesquels le FFS a négocié sa participation, le docteur Tamadartaza affirme que le parti n’a pas eu besoin de recourir à ce marchandage. « Notre garantie, c’est le peuple », argue-t-il. Il rassure l’assistance qu’Ait Ahmed, natif de cette région, ne peut pas trahir, car cette région est connue pour sa résistance à toutes les injustices.

 En tout état de cause, la campagne psychologique menée contre le FFS est digne des pratiques coloniales. D’ailleurs, pour aller à Hassi Messaoud, l’Algérien doit avoir un laissez-passer, étaie-t-il sa thèse. En tout cas, face à ces pratiques, le FFS fera tout pour décoloniser le peuple. D’ailleurs, le slogan du FFS n’est-il pas : « Crédibilité et solidarité ».

 Enfin, pour le docteur Tamadartaza, le vote du 10 mai doit être un vote sanction. Notre message est clair: sanctionner ce régime sourd aux souffrances des Algériens. Toutefois, bien que le FFS ne prétende pas être majoritaire, il va mener inlassablement le combat pour un État juste. « Il faut arriver à un État décentralisé », ajoute-t-il. Pour clore son intervention, le docteur Tamadartaza émet un souhait : « L’Algérie doit avoir des institutions fortes qui survivront aux hommes ».  

Par Ait Benali Boubekeur.

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