Publié par : iferhounene | 17 mai 2012

Iferhounene (Guerre d’Algerie) : 5°Compagnie du 6°BCA à Tizi N Djemaa

Souvenirs  d’un  officier du contingent du 6° BCA en Kabylie-5° COMPAGNIE-1957/58  à TZI-N-DJEMAAA+»t-Attala.jpg
 
 Cette 5° Cie  était stationnée à Tizi-N-Djemaa tout près de Iferhouhène en contrebas de la RN15 en provenance de Michelet et en direction du col de Tirourda, aux environs deTizi-N-Djemaa .Nous occupions  trois bâtiments qui logeaient les 2 sections ,plus l’intendance ( cuissots,comptable, radio,chauffeurs de GMC,Jeep et Half-Track etc…)
Nous avions aussi un groupe de muletiers avec 2 mules pour  le transport de matériel, lorsque nos partions vers la zone de captage.
 
La 1° section était logée dans les 2 bâtiments en contrebas de la RN15 et qui étaient d’anciens chalets de skieurs.La 2° section occupait sur la partie haute ,l’ancienne maison cantonnière (ou forestière ) située sur la route  RN15 en direction du col de Tirourda. Non loin de là(300 mts )se trouvait « La Tour »  ( château d’eau ?) autre lieu stratégique et qui était occupée de jour comme de nuit par 3 de nos chasseurs pour faire le guet  de la zone de captage et avertir notre PC des mouvements suspects.Nous étions aussi équipés d’un mortier de 120 pour faire des tirs d’intimidation vers le col de Tirourda.
 
Le commandement était assuré par le Lieutenant Galmiche un St Cyrien. Moi même je commandais la 1° section et les officiers de la 2° section étaient successivement le S/lieutenant Bourdon( un ch’timi  ) et l’aspirant Larras (un Oranais « pied-noir ») De ces 4 officiers ,je suis le seul encore en vie à ce jour,les autres étant décédés de mort naturelle.
 
Notre activité principale était la surveillance et la réparation de la conduite d’eau qui se trouvait dans la zone de captage et qui alimentait le secteur de Michelet ( Aït Ammam ) Quand la radio ANGrC 9, recevait  le message « l’eau ne coule plus à Michelet » une section se mettait en route avec  le groupe de mules, chargées des bouteilles d’Oxygène et d’Acétylène pour reboucher les trous que les « fells » avaient percés la nuit.Nous accédions à la zone par les « Gorges » endroit escarpé ,sinistre et dangereux .La seconde activité de ma Cie  était la participation aux opérations de ratissage programmés par le PC du 6° BCA et aux quelles je participais souvent.Nous partions la veille pour assister au « briefing » et passions une parie de la nuit à L’Hôtel Transatlantique »de Michelet, réquisitionné par l’armée.Nous partions donc dans la nuit pour nous mettre  en place et débuter l’opération.Tizi-N-Djemaa-2.jpg
 
J’ai gardé quelques souvenirs tragiques de ces opérations,aux quelles j’ai participé ; voici les faits principaux de cette période de 1957/58 :
 
– Opération du 27/05/57 à Igoulfène au douar Ighalène (iralene)avec la mort au combat du S/lieutenant appelé Xavier Bonnefoy de la 40 Cie. Cela m’a marqué profondément ; car je je le vois encore blessé et hissé à bord de l’hélicoptère pour le ramener à l’hôpital de Tizi-Ouzou où il est décédé. C’était le neveu du Maréchal Juin.
 
– Opération du 3/06/57 au douar Ittourar près du village d’Amnaï  . Cette journée fut la plus meurtrière du 6°BCA durant l’année 1957.En effet à 300 mts de ma section une embuscade, dans un oued assèché, sur les éléments de tête de la 2° et 4° compagnie se soldait par  6 tués à savoir : 2 Chasseurs , 1 sergent, 1 aspirant et 1 Lieutenant de la 2 Cie +  + 1 Aspirant de la 4° Cie

     -Opération du 14/05/57 au douar Beni-Menguelet près du village de Aït-Sidi-Ahmed, embuscade meurtrière également

se soldant par la mort d’un chasseur et d’un capitaine de la 4°Cie.
 
– Juin 1957-Convoi de ravitaillement de la 5°Cie entre Michelet et Tizi-N-Djemaa : nous avons sauté sur une mine avec le Half-Track qui était en tête de convoi et dans lequel je me trouvais. Au moment de l »explosion ,un petit groupe de fells posté au col nous arrosaitde coups de fusils de chasse.A part la chaine cassée du Half-Track ,cela s’est terminée sans morts et sans blessés.Pour une fois la chance était de notre coté .
 
– Août 1957-opération « la grotte »J’ai fait partie de cette opération que relate le sergent Roger Conrroux dans son livre :
 
« La Kabylie des chasseurs alpins » Nos étions 3 sections du 6° BCA rassemblées pour une opération classique de fouilles et de ratissage qui devait durer 1 jour,mais un évènement imprévu nous a fait prolonger notre sortie sur 3 jours en plus. Dans la région dont je ne me rappelle plus le nom,nous étions en fin de journée et marchions dans un talweg , colonne par un pour rejoindre les véhicules qui devaient nous ramener à notre campement. A droite de la queue de colonne et sur le flanc d’une falaise partit un coup de feu qui blessa légèrement un de nos chasseurs; c’était la sentinelle de la grotte qui par un excès de zèle avait tiré sur le groupe qui fermait la marche. Aussitôt nous avons procédé à l’encerclement de la zone,moi-même avec ma section occupant la crête.Ce fut alors une longue attente qui commença et qui ne se termina qu’après 3 jours et 2 nuits.Tout au long de cette période les sections placées en contrebas harcelaient nuit et jour l’entrée de la grotte par des tirs de F.M. de bazookas et lance grenade.A l’aube du 3° jour toujours pas de reddition; ce n’est que en fin de matinée lorsque l’équipe spéciale d’intervention venue d’Alger avec des fusées téléguidées SS10 , prit possession des lieux et réussit à enfumer l’intérieur de la caverne et provoquer la reddition des 17 fells et leur adjudant du nom de Si Arezki.
L’armement récupéré était relativement important : des fusils militaires et de chasse,des P.M.STEN ainsi qu’une quantité importante de munitions.
L’issue de cette opération nous a tous soulagés surtout au point de vue bilan humain > pas de morts,pas de blessés ni de part et d’autre.Au terme de cet te opération nous étions harassés, contents de rejoindre nos campements car pendant ces 3 jours nous avions peu dormi et peu mangé.En effet ce n’est que le 2°jour que nous avons été ravitaillés par Hélico. D’ailleurs un vent a failli faire crasher le Sikorski contre la paroi rocheuse de la falaise et ce n’est que l’habileté du pilote qui évité le drame.Endommagé au train d’atterrissage il a du se poser à Michelet sur un matelas de pneus ,improvisé pour la circonstance.
 
 Au début de l’hiver 1957 la 5° Cie fut dissoute suite au plan de restriction des effectifs de l’armée.C’est ainsi que je me suis retrouvé au PC Bataillon à Michelet pour achever mon service militaire.Je fus nommé chef de « l’Eperon » , la section de protection du colonel.Cette section avait aussi pour mission de faire les 2 convois hebdomadaires de ravitaillement vers Tizi-Ouzou. Encore une fois la chance était de mon coté,car pendant les 3 mois qu’a duré ma mission,je n’ai jamais subi d’attaque de convoi,alors qu’auparavant il y a eu de nombreux morts suite aux embuscades du coté de Fort-National.Je n’ai jamais aimé cette mission,car elle était semée d’embuches et d’imprévus.Si un connaissait l’heure de départ du convoi,on ne pouvait jamais prévoir l’heure de retour;l’approvisionnement (en vivres,matériel et munitions) ne se faisait jamais dans les délais prévus;les permissionnaires de retour de France étaient toujours en retard et parfois certains chasseurs devaient être récupérés au BMC de la ville.Souvent tard le soir,à la nuit tombante et sans protection aérienne,car les deux T6,qui devaient nous escorter rentraient à Alger à cause de leur autonomie,la peur au ventre,nous prenions le chemin du retour par cette route de montagne via Michelet. Ce convoi,c’était « LE BORDEL » comme le disait si bien mon adjoint le Sergent-chef Taillade. Aujourd’hui encore rien que d’y penser cela me donne des frissons.RN15_Tirourda.jpg
 
Considérations
 
Libéré de mes obligations militaires début février 1958 et après 26 mois de service j’ai quitté avec soulagement cette guerre injuste et inutile.Je me rappellerais toujours la remarque du responsable de cette équipe de l’ORTF à Tizi-N-Djemaa ,venu faire un reportage sur les chasseurs en Kabylie.Constatant mon accent alsacien il me traita de « renégat » ce qui en bon français signifiait TRAITRE faisant allusion à la période  de1940/45 où ma terre natale était occupée et annexée par l’armée allemande et qu’à son avis les alsaciens étaient donc des collaborateurs!J’ai du rassembler tout mon courage pour ne pas lui rentrer dans le « lard »!Le mot juste que ce patriote aurait du employer était « -Malgré nous »!
En effet les alsaciens ont de tout temps été des oppressés .En  1871 après la guerre franco-prussienne  la France par le traité de Francfort a accepté l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne.A la fin de la guerre 14-18 nous sommes redevenus français et en 1939 début de la 2° guerre mondiale nous voilà redevenus allemands jusqu’en 1945 pour changer encore une fois de nationalité .Il faut noter que à chaque changement ni les français ni les allemands ne nous ont demandé notre avis.
Pour cette guerre d’Algérie nous n’étions pas volontaires et encore une fois de plus nous étions des « Malgré-nous », pour servir quelle cause ? Tout simplement ,pour protéger les « colons » et garder le pétrole du Sahara.La France aurait du en 1954 faire avec l’Algérie la même démarche qu’elle a faite avec le Maroc et la Tunisie.Cela aurait évité les morts,et le gaspillage de dizaines de milliards de Francs qu’a couté ce conflit qui a duré 7 ans !    
Dans toute nation c’est le peuple qui devrait gouverner et non une pléiade de corrompus qui ne cherchent qu’à s’enrichir ; on devrait  prendre modèle sur la Suisse et faire participer par des référendums le peuple aux décisions importantes,surtout quand il s’agit de dépenser les deniers versés par le peuple.
Je suis convaincu que si on avait en 1956 demandé aux français par référendum 
de faire ou ne pas faire la guerre d’Algérie , ce conflit n’aurait jamais eu lieu!
 
 
Souvenirs  d’un  officier du contingent du 6° BCA en Kabylie-5° COMPAGNIE-1957/58  à TZI-N-DJEMAA
 
Cette 5° Cie  était stationnée à Tizi-N-Djemaa tout près de Iferhouhène en contrebas de la RN15 en provenance de Michelet et en direction du col de Tirourda, aux environs deTizi-N-Djemaa .Nous occupions  trois bâtiments qui logeaient les 2 sections ,plus l’intendance ( cuissots,comptable, radio,chauffeurs de GMC,Jeep et Half-Track etc…)
Nous avions aussi un groupe de muletiers avec 2 mules pour  le transport de matériel, lorsque nos partions vers la zone de captage.
La 1° section était logée dans les 2 bâtiments en contrebas de la RN15 et qui étaient d’anciens chalets de skieurs.La 2° section occupait sur la partie haute ,l’ancienne maison cantonnière (ou forestière ) située sur la route  RN15 en direction du col de Tirourda. Non loin de là(300 mts )se trouvait « La Tour »  ( château d’eau ?) autre lieu stratégique et qui était occupée de jour comme de nuit par 3 de nos chasseurs pour faire le guet  de la zone de captage et avertir notre PC des mouvements suspects.Nous étions aussi équipés d’un mortier de 120 pour faire des tirs d’intimidation vers le col de Tirourda.
Le commandement était assuré par le Lieutenant Galmiche un St Cyrien. Moi même je commandais la 1° section et les officiers de la 2° section étaient successivement le S/lieutenant Bourdon( un ch’timi  ) et l’aspirant Larras (un Oranais « pied-noir ») De ces 4 officiers ,je suis le seul encore en vie à ce jour,les autres étant décédés de mort naturelle.
Notre activité principale était la surveillance et la réparation de la conduite d’eau qui se trouvait dans la zone de captage et qui alimentait le secteur de Michelet ( Aït Ammam ) Quand la radio ANGrC 9, recevait  le message « l’eau ne coule plus à Michelet » une section se mettait en route avec  le groupe de mules, chargées des bouteilles d’Oxygène et d’Acétylène pour reboucher les trous que les « fells » avaient percés la nuit.Nous accédions à la zone par les « Gorges » endroit escarpé ,sinistre et dangereux .La seconde activité de ma Cie  était la participation aux opérations de ratissage programmés par le PC du 6° BCA et aux quelles je participais souvent.Nous partions la veille pour assister au « briefing » et passions une parie de la nuit à L’Hôtel Transatlantique »de Michelet, réquisitionné par l’armée.Nous partions donc dans la nuit pour nous mettre  en place et débuter l’opération.
J’ai gardé quelques souvenirs tragiques de ces opérations,aux quelles j’ai participé ; voici les faits principaux de cette période de 1957/58 :
 
– Opération du 27/05/57 à Igoulfène au douar Iralène avec la mort au combat du S/lieutenant appelé Xavier Bonnefoy de la 40 Cie.Cela m’a marqué profondément ; car je je le vois encore blessé et hissé à bord de l’hélicoptère pour le ramener à l’hôpital de Tizi-Ouzou où il est décédé. C’était le neveu du Maréchal Juin.
 
– Opération du 3/06/57 au douar Ittourar près du village d’Amnaï  . Cette journée fut la plus meurtrière du 6°BCA durant l’année 1957.En effet à 300 mts de ma section une embuscade, dans un oued assèché, sur les éléments de tête de la 2° et 4° compagnie se soldait par  6 tués à savoir : 2 Chasseurs , 1 sergent, 1 aspirant et 1 
Lieutenant de la 2 Cie +  + 1 Aspirant de la 4° Cie

     

-Opération du 14/05/57 au douar Beni-Menguelet près du village de Aït-Sidi-Ahmed, embuscade meurtrière également
se soldant par la mort d’un chasseur et d’un capitaine de la 4°Cie.
 
– Juin 1957-Convoi de ravitaillement de la 5°Cie entre Michelet et Tizi-N-Djemaa : nous avons sauté sur une mine avec le Half-Track qui était en tête de convoi et dans lequel je me trouvais. Au moment de l »explosion ,un petit groupe de fells posté au col nous arrosait de coups de fusils de chasse.A part la chaine cassée du Half-Track ,cela s’est terminée sans morts et sans blessés.Pour une fois la chance était de notre coté .
 
– Août 1957-opération « la grotte »J’ai fait partie de cette opération que relate le sergent Roger Conrroux dans son livre :
« La Kabylie des chasseurs alpins » Nos étions 3 sections du 6° BCA rassemblées pour une opération classique de fouilles et de ratissage qui devait durer 1 jour,
mais un évènement imprévu nous a fait prolonger notre sortie sur 3 jours en plus
Dans la région dont je ne me rappelle plus le nom,nous étions en fin de journée et marchions dans un talweg , colonne par un pour rejoindre les véhicules qui devaient nous ramener à notre campement. A droite de la queue de colonne et sur
le flanc d’une falaise partit un coup de feu qui blessa légèrement un de nos chasseurs; c’était la sentinelle de la grotte qui par un excès de zèle avait tiré sur le groupe qui fermait la marche. Aussitôt nous avons procédé à l’encerclement de la zone,moi-même avec ma section occupant la crête.Ce fut alors une longue attente qui commença et qui ne se termina qu’après 3 jours et 2 nuits.Tout au long de cette période les sections placées en contrebas harcelaient nuit et jour l’entrée de la grotte par des tirs de F.M. de bazookas et lance grenade.A l’aube du 3° jour toujours pas de reddition; ce n’est que en fin de matinée lorsque l’équipe spéciale d’intervention venue d’Alger avec des fusées téléguidées SS10 , prit possession des lieux et réussit à enfumer l’intérieur de la caverne et provoquer la reddition des 17 fells et leur adjudant du nom de Si Arezki.
L’armement récupéré était relativement important : des fusils militaires et de chasse,des P.M.STEN ainsi qu’une quantité importante de munitions.
L’issue de cette opération nous a tous soulagés surtout au point de vue bilan humain > pas de morts,pas de blessés ni de part et d’autre.Au terme de cet te opération nous étions harassés, contents de rejoindre nos campements car pendant ces 3 jours nous avions peu dormi et peu mangé.En effet ce n’est que le 2°jour que nous avons été ravitaillés par Hélico. D’ailleurs un vent a failli faire crasher le Sikorski contre la paroi rocheuse de la falaise et ce n’est que l’habileté du pilote qui évité le drame.Endommagé au train d’atterrissage il a du se poser à Michelet sur un matelas de pneus ,improvisé pour la circonstance.
 
 Au début de l’hiver 1957 la 5° Cie fut dissoute suite au plan de restriction des effectifs de l’armée.C’est ainsi que je me suis retrouvé au PC Bataillon à Michelet pour achever mon service militaire.Je fus nommé chef de « l’Eperon » , la section de protection du colonel.Cette section avait aussi pour mission de faire les 2 convois hebdomadaires de ravitaillement vers Tizi-Ouzou. Encore une fois la chance était de mon coté,car pendant les 3 mois qu’a duré ma mission,je n’ai jamais subi d’attaque de convoi,alors qu’auparavant il y a eu de nombreux morts suite aux embuscades du coté de Fort-National.Je n’ai jamais aimé cette mission,car elle était semée d’embuches et d’imprévus.Si un connaissait l’heure de départ du convoi,on ne pouvait jamais prévoir l’heure de retour;l’approvisionnement (en vivres,matériel et munitions) ne se faisait jamais dans les délais prévus;les permissionnaires de retour de France étaient toujours en retard et parfois certains chasseurs devaient être récupérés au BMC de la ville.Souvent tard le soir,à la nuit tombante et sans protection aérienne,car les deux T6,qui devaient nous escorter rentraient à Alger à cause de leur autonomie,la peur au ventre,nous prenions le chemin du retour par cette route de montagne via Michelet. Ce convoi,c’était « LE BORDEL » comme le disait si bien mon adjoint le Sergent-chef Taillade. Aujourd’hui encore rien que d’y penser cela me donne des frissons.
 
Considérations
 
Libéré de mes obligations militaires début février 1958 et après 26 mois de service j’ai quitté avec soulagement cette guerre injuste et inutile.Je me rappellerais toujours la remarque du responsable de cette équipe de l’ORTF à Tizi-N-Djemaa ,venu faire un reportage sur les chasseurs en Kabylie.Constatant mon accent alsacien il me traita de « renégat » ce qui en bon français signifiait TRAITRE faisant allusion à la période  de1940/45 où ma terre natale était occupée et annexée par l’armée allemande et qu’à son avis les alsaciens étaient donc des collaborateurs!J’ai du rassembler tout mon courage pour ne pas lui rentrer dans le « lard »!Le mot juste que ce patriote aurait du employer était « -Malgré nous »!
En effet les alsaciens ont de tout temps été des oppressés .En  1871 après la guerre franco-prussienne  la France par le traité de Francfort a accepté l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne.A la fin de la guerre 14-18 nous sommes redevenus français et en 1939 début de la 2° guerre mondiale nous voilà redevenus allemands jusqu’en 1945 pour changer encore une fois de nationalité .Il faut noter que à chaque changement ni les français ni les allemands ne nous ont demandé notre avis.
Pour cette guerre d’Algérie nous n’étions pas volontaires et encore une fois de plus nous étions des « Malgré-nous », pour servir quelle cause ? Tout simplement ,pour protéger les « colons » et garder le pétrole du Sahara.La France aurait du en 1954 faire avec l’Algérie la même démarche qu’elle a faite avec le Maroc et la Tunisie.Cela aurait évité les morts,et le gaspillage de dizaines de milliards de Francs qu’a couté ce conflit qui a duré 7 ans !    
Dans toute nation c’est le peuple qui devrait gouverner et non une pléiade de corrompus qui ne cherchent qu’à s’enrichir ; on devrait  prendre modèle sur la Suisse et faire participer par des référendums le peuple aux décisions importantes,surtout quand il s’agit de dépenser les deniers versés par le peuple.
Je suis convaincu que si on avait en 1956 demandé aux français par référendum 
de faire ou ne pas faire la guerre d’Algérie , ce conflit n’aurait jamais eu lieu!
 
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