Publié par : iferhounene | 27 mai 2014

la mort du heros Aroua Mohand Oussalem

Chapitre 2 : La Moudjahida Belkadi Zahra se souvient… des circonstances de la mort du sergent chef Aroua Salem
Belkadi Zahra, témoin vivant de la mort du sergent chef militaire, Aroua Mohand Oussalem membre du groupe commando FLN, raconte : Image
Belkadi Zahra était , ce jour fatidique, accompagnée de ses deux enfants, de Aissa et de Salem fils de son beau père issus du premier mariage, de Fazia Samer, alors qu’elle transportait du bois sur son dos, du champ dit Oulma, a proximité de la propriete des Ait L’imam, au lieu dit Thakhrivth, a contre bas du village. Alors qu’ils cheminaient péniblement sur un sentier sinueux, a la configuration très escarpée, après quelques livraisons de fardeaux , en arrivant a la maison, Nouara Ait Amara, belle sœur du maquisard Aroua Mohand Oussalem vint a sa rencontre pour l’informer de l’imminence de sa prochaine mission périlleuse : Cette dernière l’informa sans lui fournir plus de détails, du message qu’elle venait de recevoir du maquisard, par l’intermédiaire de El Djida Ait Messaoud, pour lui faire acheminer un peu de nourriture. C’est au lieu dit Achelkoun, un champ appartenant a la famille Hattab et qui n’est pourtant pas loin du camp de la 2éme compagnie du 6 6éme BCA, même s’il se trouve a l’abri du regard des regards des sentinelles, que les rendez-vous se fixent généralement avec toutes les précautions d’usage. Achelkoun est un champ situé a contre bas du village et du camp de la 2éme compagnie du 6éme BCA, Couvert de végétation de toutes sortes, et bien fournis en arbres comme le frêne et l’ormeau, protégé par un talus qui donne l’allure d’une tranchée.
El Djida Ait Messaoud, missionnée par Aroua Mohand Oussalem et son compagnon Nait Baha Mouloud pour se faire livrer quelques provisions de nourritures pour leur propre consommation? N’est ce pas trop indiscret et donc trop risqué pour ces deux maquisards dont la proximité du camp n’était pas un secret, et qui plus est ne se privaient pas de pénétrer souvent au cœur meme du village, a moins de 100 mètres des deux meurtrières qui surveillent en permanence les allées et venus a l’interieur du village.
Sitôt dit, sitôt fait. Abandonnant provisoirement sa fille en bas âge pour remplir sa mission, Nouara Ait Amara accompagnée de Kaissa, se dirigea vers le lieu de rendez vous ou étaient terrés les deux maquisards, attendant leur nourriture qui devait arriver d’un moment a l’autre.
Mais les deux maquisards sont repérés par les « bérets verts » du camp de Taourirt Boudles qui les signalèrent par Poste ER aux chasseurs alpins du camp d’iferhounene.
Une chasse a l’homme s’organisa contre Aroua Mohand Oussalem qui cherchait à contourner le village par le cote Nord Est, pour se glisser derrière l’éperon d’où il pouvait atteindre en quelques minutes le village Ait Ali Ouyahia. Mais la puissance de feu a laquelle sera soumis le maquisard était tel qu’il ne lui était laissé aucune chance de se dérober aux projectiles fusant sur lui de toutes parts. Son Compagnon Nait Baha Mouloud, profitant de la diversion créée par Aroua, cingla au Sud ouest, pour se réfugier dans le fond du ravin, ou la végétation envahit le relief et la configuration prend la forme d’un véritable morceau de bruyère avec des anfractuosités offrant autant de refuges aux animaux sauvages qu’aux fellaghas traqués.
Pendant que Belkadi Zahra s’en retourna à Thakhlivth pour ramener un dernier fagot de bois, a son retour du champ, En cours de route elle sera interceptée par des soldats du 6éme BCA, au seuil de la maison commune dite Thakhamt Ait Ali, A l’ extrême sud-est du village. Un des militaires français braqua sa mitraillette sur la femme qui était accompagnée des gamins et Faiza.
– « Arrête !  » ordonna-t-il.
-Mange ta tête ! Lui répondit Zahra dans la langue kabyle. « Vous voulez m’empêcher de rentrer chez moi!? » ajouta-t-elle.
Zahra jeta son fardeau à terre, en faisant un signe énergique de la main aux enfants et à la femme qui l’accompagnaient de la suivre : « vite! Rentrons! Nous sommes cernés par les soldats français ! ».
Balançant son fils Nacer sur ses épaules libérées du fagot de bois, Aissa, malgré son jeune âge, empoignant solidement son jeune frère Salem par l’avant bras, ils avalèrent le reste de la distance qui les séparait de leur habitation, dans une course ininterrompue avec un affolement indescriptible, pendant que leur parvenait l’écho du crépitement des armes automatiques et des longues et assourdissantes salves des fusils mitrailleurs. Le combat inégal qui s’était engagé, se déroulait sur le champ même que nous venions de quitter. Probablement « chouffé » par les bérets verts du camp de Taourirt Boudles, campé sur le flanc opposé à l’éperon du village iferhounene sur lequel précisément est posté la 2éme compagnie du 6éme BCA. Observé à la lunette des jumelles très puissantes, Aroua Mohand Oussalem et son compagnon Nait Baha Mouloud, seront pris en sandwich par les soldats des deux camps.

 


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